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Complications
le Vendredi 20-06-2014
Des nouvelles sur le Temps. Entre nostalgie et action, chacune est différent et pourtant semblable !A lire.
le Vendredi 20-06-2014
On les croyait disparus. Enfin, c'est ce qu'on dit à chaque fois qu'ils réapparaissent... Le soldat Laura Caxton, de la patrouille routière, appelle des renforts après un contrôle d'alcoolémie qui a mal tourné. On lui envoie alors l'agent fédéral Arkeley, vieux type retord et résistant, qui va lui mener la vie dure. Mais aussi lui apprendre à survivre aux vampires. Créatures sans aucune notion du bien et du mal, le besoin de sang devient leur principale préoccupation dès leur 'renaissance'. Et c'est pas joli-joli : autant pour l'idée des 2 délicates percées dans la jugulaire... Ils ont plutôt tendance à vous arracher la tête !Heureusement (et malheureusement), Caxton n'est pas n'importe qui. Car c'est l'avenir de la Pennsylvanie qui repose sur ses décisions, sa bravoure et ses erreurs.Vraiment plus proche de l'horreur que de la bit-lit, Vampire Story amène du sang nouveau chez Milady. Pour notre plus grand bonheur ! Laura Caxton est bien assez costaud pour supporter le vieil Arkeley, seul chasseur de vampire reconnu. Elle nous réserve bien des surprises sur son caractère, ses faiblesses humaines et sa vie personnelle. Jubilatoire, de quoi se changer les idées. La renaissance du chasseur de vampire, moderne ! (http://shi-fu-mi.blogspot.fr/2014/05/vampire-story-t1-13-balles-dans-la-peau.html)
le Mercredi 04-06-2014
recueil de nouvelles. Dans des paysages du sud de l’Angleterre, lieux magiques, l'univers de Nina Allan vous embarque dans cette lecture ou le temps semble s'être distordu. Les mêmes personnages se retrouvent dans chacune des nouvelles, ils ont juste des rôles différents et n'évoluent pas dans les mêmes époques. Malgré cela chaque histoire se lit de façon indépendante et c'est leur juxtaposition qui donne au récit un caractère fantastique. J'ai vraiment aimé me laisser porter dans cette imaginaire où le temps possède son propre rythme.Catherine
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Trop de bonheur
Delphine A le Mercredi 17-09-2025
Cela fait très très longtemps que « Trop de bonheur » d’Alice Munro est dans ma PAL. Depuis qu’elle a obtenu le prix Nobel de littérature en fait, en 2013, principalement pour son talent à écrire des nouvelles. Et après la lecture de ce recueil, je vous le confirme : elle est très douée. Elle sait en effet raconter des histoires complexes en une vingtaine de pages, avec rebondissements, suspense et bonds dans le passé, bref, de supers romans en concentré ! Alice Munro est également canadienne, et j’ai aimé retrouver dans chacune de ses nouvelles (sauf la dernière) un petit peu de cette ambiance outre-Atlantique qui sent bon le sirop d’érable et les grands espaces. Et pourquoi pas dans la dernière me direz-vous ? « Trop de bonheur », celle qui donne son titre au recueil, raconte en effet la vie de Sofia Kovalevskaïa, mathématicienne et romancière russe de la fin du 19ème siècle, qui a voyagé entre Paris, l’Allemagne et Stockholm au gré de ses amours et de son travail, et su imposer son genre dans un domaine qui lui était fermé.
Bref, un livre que j’ai trouvé original, et qui me donne envie de poursuivre ma découverte de cette auteure.
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Gretchen
le Mardi 18-12-2018
Ne connaissant pas le BD, j'ai été très agréablement surpris par le film.
J'ai donc lu les 3 premiers tomes par la suite et n'ai pas retrouvé la magie du film.
BD trop lente sans réelle dramaturgie.
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La sieste
le Vendredi 12-09-2014
Au premier abord, ce livre pour enfants attire : la couverture est très belle, les couleurs chatoyantes, le thème intéressant. Le problème, c'est qu'il n'y a pas d'histoire. Enfin si, une histoire est racontée, mais qui n'a aucun rapport avec les dessins, qui continuent cependant d'être très beaux et très colorés, et représentent tous les enfants du monde en train de la faire, cette fameuse sieste. Donc grosse déception auprès des petits lecteurs, qui n'y comprennent rien !DD78
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La nuit en vérité
le Mardi 15-10-2013
Enzo Popov, 12 ans et en surpoids, vit dans grand et bel appartement des beaux quartiers parisiens. Mais ce logement ne lui appartient pas. Les propriétaires le confient à sa mère lors de leurs nombreuses et longues absences afin qu'elle l'entretienne.Tous deux partagent la même chambre et ce n'est guère facile pour un adolescent en plein recherche de lui-même. De plus, au collège "le fils de la bonne" devient vite la tête de turc de tous les élèves .La première partie décrit la relation fusionnelle entre Enzo et sa mère Liouba, les humiliations vécues par l'un et l'autre, la recherche de racines par l'adolescent pour qui la lecture est une évasion, la violence de la société, la précarité, le harcèlement scolaire et l'aveuglement du corps enseignant. Véronique Olmi arrive à nous toucher de façon percutante dans cette partie.J'ai eu plus de mal à accrocher à une seconde partie que j'ai trouvée longue et détachée du reste du récit. Enzo trouve une échappatoire sous la présence fantastique de soldats russes qui pourraient faire partie de sa lignée familiale. Un roman bien noir avec cependant quelques éclaircies : l'amour entre Enzo et sa mère, un hommage à la lecture et l'amitié de Charles au milieu de collégiens hostiles et violents.Elvira
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La lettre à Helga
le Dimanche 08-09-2019
Attention, coup de coeur de l'été !!! Moi, les histoires d'amour manquées, ça me prend aux tripes. "La lettre à Helga", de Bergsveinn Birgisson (atchoum !) en raconte une très belle, d'histoire d'amour manquée.
Nous sommes au fin fond de l'Islande du début du XXème siècle, dans les collines dénudées battues par les vents. Il y a les moutons, ceux qui les élèvent, et parmi eux Bjarni (re-atchoum !), son épouse Unnur, rendue stérile après une opération qui a mal tournée, et Helga, la belle voisine de la ferme d'à côté. Il arrive ce qu'il doit arriver, avec passion, aveuglement, déraison, mais cette dernière reprend ses droits au moment de tout quitter. Bjarni doit donc continuer à vivre dans sa petite communauté perdue au bout du monde, avec l'objet de son amour là, juste à côté, mais pourtant si loin. Il lui écrira cette lettre déchirante et très belle à la fin de sa vie, pour tout lui avouer...
C'est beau, touchant, bien écrit, poétique, parfois cru, exotique, entier, passionné, énervant, bref, ça ne laisse pas indifférent, même en seulement 130 pages. Bjarni a été lâche et le reconnaît, mais il le paiera toute sa vie. Snif !
le Vendredi 11-12-2015
Une lettre d'amour poignante, prenante, dérangeante parfois. J'ai adoré!
le Mardi 03-06-2014
Bjarni, un homme âgé, en maison de retraite, va venir passé l’été dans le village qu’il a habité autrefois.Il écrit une longue lettre à la femme qu’il a aimé passionnément mais dont il s’est lui-même privé.C’est l’occasion pour nous de découvrir tout son monde entre son élevage de moutons, ses pêches solitaires et sa charge de contrôleur de fourrage.Très beau roman, on se laisse emporter par cet amour impossible et par la vie rude que mène cet homme solitaire.
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La servante du Seigneur
le Dimanche 19-01-2014
J'ai lu "La servante du seigneur" de Jean-Louis Fournier, et j'ai bien aimé, enfin surtout le cynisme de son auteur ! La fille bien-aimée du compère de Pierre Desproges quitte Paris pour la Bretagne, le boulot pour la contemplation, tombe amoureuse d'un théologien, et coupe peu à peu le cordon avec son père. Et ça, il a du mal à l'avaler. Alors il écrit un livre, ce livre, pour d'écrire cet abandon qu'il trouve injuste, les multiples changements qu'il observe chez sa fille, et bien cachée derrière tout ça, sa propre solitude. Bref, au début on pourrait croire à une complainte anti-bigot, et c'est finalement une bouteille à la mer d'un père pour sa fille, mais avec tout l'enrobage cynique, drôle et grinçant propre à l'auteur. En plus, ça se lit très vite (dans les bouchons de retour de vacances!).DD78
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Petites scènes capitales
le Jeudi 03-10-2013
Lili nait juste après la Seconde guerre mondiale. Sa mère abandonne mari et fille alors qu'elle est tout-petite et finit par mourir. Lili vivra ensuite dans une famille recomposée avec frère et soeurs.Le roman nous conte le parcours de Lili de sa naissance à l'époque contemporaine. Par petites touches, Sylvie Germain décrit Les petites scènes capitales qui construisent une vie. Elle raconte à travers les peines mais aussi les bonheurs, grands et petits, qui accompagnent la recherche d'elle-même par Lili à toutes les âges de sa vie : petite fille aux questionnements existentiels, adolescente à la recherche des regards de son père puis adulte cherchant la bonne voie.Un livre à l'écriture fluide, poétique, sensuelle dont on pourrait relire des pages et des pages.Elvira
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La nostalgie heureuse
le Mardi 22-09-2015
Ce livre est mon premier Amélie Nothomb: je me suis dis que pour commencer, un petit volume, c'était bien.
J'ai passé un bon moment de lectures, en suivant les pas d'Amélie au Japon. Elle est partagée entre beaucoup d'émotions différentes et cela la rend humaine et proche de nous.
J'ai très envie de découvrir maintenant " Ni d'Eve, ni d'Adam".
le Mardi 27-05-2014
J'ai lu "La nostalgie heureuse" d'Amélie Nothomb, et j'ai trouvé ça moyen, encore une fois... Pourtant ça se lit bien (et vite): l'auteure retourne sur les traces de son enfance et de sa vie japonaise, et nous fait partager ses sentiments, mitigés forcément. On retrouve ainsi un condensé des livres d'Amélie Nothomb que je préfère: "métaphysique des tubes", "La biographie de la faim", et "Ni D'Eve ni d'Adam" notamment. Mais rien de bien nouveau non plus. Bref, encore un livre pour engranger de la monnaie, mais quand se remettra-t-elle vraiment au travail ?DD78
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Au revoir là-haut
le Dimanche 07-12-2014
J'ai lu "Au revoir là-haut", de Pierre Lemaitre, et j'ai trouvé ça... waouh !!! Enfin un livre fort et puissant, non pas dans le sens lyrique du terme (plein de belles descriptions fines et grandioses), mais plutôt dans le genre qui vous dévore les tripes jusqu'à ce que vous l'ayez terminé. Albert est un poilu malchanceux, qui se fait enterrer vivant dans un trou d'obus 8 jours avant l'Armistice (scène d'intro, époustouflante). Il est sauvé in extremis par Edouard, lequel en échange reçoit malheureusement un éclat d'obus qui le défigure atrocement. Ces 2 hommes, que leurs origines opposent, vont ainsi se retrouver liés, et vivre ensemble les désillusions de l'après-guerre, très forte pour glorifier ses morts, beaucoup moins pour s'occuper des rescapés. Mais ils auront leur petite vengeance... Ce livre est monté comme un polar, avec des personnages puissants, et permet de voir la grande guerre sous un autre angle, celui des vautours se faisant du beurre sur le malheur des autres. C'est cynique, émouvant, ironique, parfois drôle, bref, très fort. Et le titre en lui seul résume la philo du livre : "au revoir là-haut" sont en effet les derniers mots écrits par Jean Blanchard à sa femme avant de se faire fusillé pour trahison, alors qu'il avait juste obéi à ses supérieurs lors de l'attaque de sa tranchée... Bref, j'ai adoré.DD78
le Samedi 26-10-2013
J'ai lu "La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules", et je m'y suis retrouvée, parfois... Ce tout petit livre de Philippe Delerm est un concentré de bonnes choses: il liste en effet les petits bonheurs qui font notre quotidien, sublimant des moments de notre vie que l'on peut trouver au premier abord sans intérêt, mais qui sous la plume de l'auteur se révèlent être des trésors de petits bonheurs. On se retrouve dans certains (lire à la plage, le paquet de gâteaux du dimanche matin), beaucoup moins dans d'autres, choc des générations oblige. Mon seul reproche est que l'ensemble est terriblement empreint de nostalgie, ce qui gâche un peu le plaisir. Les petits bonheurs, on les veut aujourd'hui !DD78
le Mercredi 23-10-2013
Attention, ce roman nuit gravement à la vie quotidienne ! 600 pages que l’on peut difficile lacher!Au moment de l’armistice en 1918, le lieutenant Henri de l'Aulnay-Pradelle envoie une derrière fois ses troupes à l’assaut sur un coup de tête et juste pour la gloire. Trois soldats en réchapperont : lui-même, Albert Maillard, et Edouard Péricourt. Le premier sera secouru dans une tranchée par le second qui perdra une partie de son visage.Le roman relate leur amitié lors de leur retour à la vie civile dans une France qui veut honorer légitimement ses morts mais oublie bien vite les vivants rescapés et souvent « cassés » moralement et physiquement. Albert Maillard, comptable hyperémotif et timide va aider en prenant de gros risques avec la loi, Edouard Péricourt, artiste et gueule cassée.Pierre Lemaîte décrit une après-guerre avec ses douleurs, les magouilles autour des cimetières par le lieutenant Pradelle, les constructions des monuments aux morts qui coûtent des fortunes à la moindre petite commune. Une France bien noire !Il ne faut pas trop dévoiler l’intrigue car Pierre Lemaître nous offre là un roman plein de suspense et de rebondissements. Les personnages vont partie de ceux qui resteront gravés longtemps dans l’esprit des lecteurs. En effet, leurs choix ambigus parfois malhonnêtes, leurs noirceurs, leurs doutes ou leurs certitudes les rendent proches de tout un chacun.Après Sylvie Germain et Véronique Ovaldé un troisième coup de cœur de la rentrée littéraire pour moi !Elvira
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