Liste des commentaires
|
Cent dictées de notre enfance
le Mercredi 06-06-2012
un grand coup de nostalgie !
|
|
De sang-froid
Delphine A le Mercredi 06-10-2021
En novembre 1959, au fin fond du Kansas, une famille entière a été sauvagement assassinée dans sa maison : Herbett Clutter, fermier aisé, sa femme Bonnie, grande dépressive, ainsi que deux de leurs enfants y ont été retrouvés ligotés, une balle dans la tête. C’est la consternation dans le petit village de Holcomb : comment cet endroit paisible entouré de champs de blé et où tout le monde se connait a-t-il pu être le théâtre d’un tel drame ? Et surtout qui a pu commettre un telle horreur ?
« De sang froid », de Truman Capote, décrit ce terrible fait divers : il nous présente les différents protagonistes, qu’ils soient victimes, policiers ou coupables ; l’enquête, laborieuse au début, et qui aboutit sur un coup de chance ; la traque des tueurs dans cette Amérique profonde des années 60 ; et enfin la fin des coupables au bout d’une corde après de longues années passées dans le couloir de la mort. On pourrait croire à une fiction rondement menée, mais le plus terrible ici est que tout est vrai. Truman Capote y a consacré des années, et présente les faits de manière magistrale, sans partie pris, dénonçant au passage la partialité de certains et toute l’horreur de la peine de mort. C’est intelligent, instructif, efficace, profond.
Bref, un très grand livre, reflet d’une époque, mais qui a entrainé son auteur avec lui.
|
|
La touche étoile
le Mardi 08-05-2012
J'ai bien aimé, malgré un sujet (et une période) difficile(s). Alice a 80 ans et refuse de se voir traiter comme une vieille. Ben oui, elle a encore 20 ans dans sa tête, des projets à foison, et surtout est révoltée de voir les acquis des combats féministes passés reculer petit à petit... Bon d'accord, le corps ne suit plus comme avant, le mari est souvent trop plan-plan, elle se sent parfois dépassée, mais non: elle refuse de ne plus faire partie de ceux qui "font", pour être forcée de rentrer dans la catégorie des spectateurs. Comme vous l'aurez compris, ce livre pose le problème de la place laissée à la vieillesse dans notre société: on sait que c'est pas bien, mais on s'en moque souvent (gentiment ou pas), parce qu'on fond ça nous fait peur... Ce livre m'a pas mal fait réfléchir, mais bien rire aussi: l'auteure a le verbe mordant et n'épargne personne, ni jeune ni vieux. Bref, ça casseDD78
|
|
Ame rouge
Delphine A le Dimanche 30-08-2020
J'avoue que j'ai moins accroché sur ce 3ème tome des aventures de Blacksad, le matou détective : si le graphisme est toujours au top, j'ai cette fois-ci eu du mal à rentrer dans l'histoire et à me repérer dans les personnages. Il y a je trouve trop de thèmes abordés (pauvreté, idéologie, référence au Maccarthysme), et cela nuit à la compréhension de l'histoire. Bref, pas le meilleur tome.
|
|
Quelque part entre les ombres
Delphine A le Samedi 20-06-2020
D'habitude, je ne suis pas trop BD, mais celle-là, je l'ai adorée. Pour ceux qui connaissent le film de Disney, on est un peu dans un "Zootopie" pour adultes, sans la gentillesse du dessin animé grand public (enfin sans être trop trash non plus, hein !).
Blacksad est un matou détective qui mène l'enquête sur la mort d'une ancienne amoureuse qui se rêvait star de cinéma. Mais il se rend compte qu'elle avait rencontré les mauvaises personnes...
Ici la mise en scène d'animaux en tant que personnages sert vraiment l'histoire, et l'on pourrait même parler de scénario tant les planches ressemblent à un story board. Une bonne histoire qui tient la route, un super coup de crayon, bref, coup de coeur BD !
|
|
Arctic-Nation
Delphine A le Mercredi 22-07-2020
Suite des aventures de Blacksad, détective chachou qui évolue dans une société pourtant loin de l'être, chachou. Ce deuxième album est du même niveau que le premier, voire même meilleur : le graphisme est très réussi, les animaux choisis pour incarner chacun des personnages collent bien à l'idée que l'on veut s'en faire ; la mise en scène est sublime, on a l'impression d'être comme au cinéma ! Et en plus le scénario tient la route, notamment sur la thématique malheureusement toujours actuelle de noir contre blanc...
Bref, un album très réussi, vite, le 3ème !
|
|
Bonne santé
Delphine A le Samedi 06-09-2025
J'avais bien aimé le "Sept vies à vivre" de Charles Masson, alors je me suis dit pourquoi ne pas continuer à découvrir cet auteur ? Moi qui avec le recul aurais bien aimé faire médecine, je me suis donc lancée dans sa bande dessinée "Bonne santé".
Avis très mitigé : l'auteur y raconte quelques histoires de ses années de médecin-chirurgien ORL à Lyon, et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce n'est pas folichon ! Cancer, mort, questionnement, vocation versus réalité, dur dur. Le propos est doublé par un dessin brutal, voire sale, en noir et blanc, enfin pas joli quoi. Bref, il faut avoir le moral !
Un témoignage intéressant en tout cas.
|
|
L'art de la joie
Delphine A le Jeudi 26-12-2024
Même s’il n’est paru qu’en 1996, « L’art de la joie » est déjà considéré comme un classique de la littérature italienne. Durant plus de 600 pages, Goliarda Sapienza nous raconte l’histoire de Modesta, jeune femme sicilienne au caractère bien trempé, née dans la misère un 1er janvier 1900, et qui à force de volonté (et dans le désordre !) va devenir princesse Brandiforti, poète, marxiste, novice et mère de famille. La petite histoire se mêle rapidement à la grande, et permet ainsi au lecteur de découvrir le XXème siècle de nos amis italiens, qui n’ont pas été plus gâtés que les autres en terme de dictature, répression et malheurs.
Même si je l’ai lu en entier, je n’ai pas aimé. Tout d’abord le personnage de Modesta m’a très rapidement déconcertée : avide de sortir de la misère, calculatrice à l’extrême, mesquine et menteuse aux mœurs très libres, elle tombe ensuite dans le cadre de la femme belle et intelligente qui comprend tout mieux que les autres tout en les manipulant, bref, elle m’a énervée. Ensuite la narration : rien n’est jamais clairement expliqué, le lecteur doit deviner ce qui se passe entre les multiples personnages aux noms italiens (forcément) mais qui se ressemblent un peu tous, bref, pas facile de suivre (surtout quand le personnage principal vous énerve !). Et pour finir l’écriture, avec ses interminables dialogues politico-poétiques, où les personnages se prennent la tête pendant des heures, pardon, des pages… Au secours… Par contre j’ai été surprise par la liberté de ton de l’auteure, notamment concernant la sexualité de son héroïne, mais il faut dire que le livre a été écrit pendant les années 70.
Bref, pas le chef d’œuvre auquel je m’attendais, mais un livre singulier un peu longuet au propos révolutionnaire.
|
|
Mon chat le plus bête du monde
le Mardi 27-05-2014
"Mon chat le plus bête du monde" raconte la (dure) vie de l'animal de compagnie de l'auteur. C'est un livre rigolo, idéal pour aborder le second degré avec nos enfants, car en effet le dit animal de compagnie est un éléphant ( avec une vie de chat). Et il est vrai que de voir cet éléphant se lécher consciencieusement les fesses ou avoir un air très inspiré sur sa litière est un régal, largement partagé par les jeunes lecteurs. Bref, très sympa. DD78
|
|
Le ventre de Paris
Delphine A le Dimanche 24-01-2021
Je continue ma découverte des Rougon-Macquart d'Emile Zola, avec cette année la lecture de "Le ventre de Paris". Nous sommes ici en plein coeur de la capitale, dans ces halles énormes et débordantes, qui ont depuis malheureusement été détruites et remplacées par l'affreux forum du même nom. Florent les découvre au petit matin, perché sur la charrette d'une maraîchère. Évadé du bagne, il veut y retrouver son frère devenu charcutier, et mener une vie sans histoire. Mais c'est sans compter Lisa, la femme de ce dernier, qui derrière son aimable accueil cache la crainte de voir sa situation compromise avec ce beau-frère encombrant...
Ce que j'ai aimé d'abord, c'est de retrouver le lien avec les autres romans que j'ai lu avant : ainsi Lisa se révèle être la soeur de Gervaise, l'héroïne de "L'assommoir", et donc la tante de "Nana" et d'Etienne de "Germinal". Quant à Claude, le peintre de "L'oeuvre", il est carrément ici un des personnages secondaires. Bref, je commence à y voir un peu plus clair dans la généalogie des Rougon-Macquart, et ça j'adore ! Ce que j'ai aimé également, ce sont les descriptions gargantuesques des étales de cet énorme marché , qui finissent par vous donner l'eau à la bouche, voire même vous amener le coeur au bord des lèvres à force d'écoeurement. Zola est ici presque un peintre poète, ce qui rattrape un peu une intrigue somme toute assez simple. Bref, j'ai bien aimé !
|