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couverture de : California dreamin'
Delphine A le Dimanche 10-07-2022
Une nouvelle fois, Pénélope Bagieu m’a emmenée sur un terrain que je ne connaissais pas : celui d’Helen, alias Cass, chanteuse emblématique des Mamas & Papas. Jeune fille juive un peu trop en chair issue d’une banlieue modeste de Baltimore, elle décide de tenter sa chance à New-York au début des années 60. C’est qu’elle a une sacrée voix, Cass, et aussi un sacré caractère aussi, le tout baigné dans une attitude totalement décomplexée… J’avais vaguement entendu parlé de ce groupe, et il est vrai que lorsque j’ai écouté leur titre phare « California Dreamin’ », d’ailleurs le titre de cet album, ça m’a dit quelque chose. Mais alors quel plaisir de découvrir tout ce qui se cachait en dessous ! Pénélope Bagieu nous ballade dans ce destin extraordinaire, où une fille pourtant pas franchement gâtée par la nature croit en elle et avance sans complexe, à travers ses rencontres, ses succès mais aussi ses erreurs. L’album est monochrome mais au combien coloré dans sa narration, ne vous arrêtez pas là ! Bref, une chouette découverte qui vous fera fredonner longtemps.
4

couverture de : Culottées
le Mercredi 21-03-2018
En voilà un chouette livre à offrir... "Culottées" raconte la vie de 15 femmes, 15 femmes d'exception qui ont toutes à leur niveau et de manières bien différentes changé un peu la face du monde : que ce soit la femme à barbe qui a joué de sa singularité pour mener la vie qu'elle a voulu, la célèbre Joséphine Baker, sortie de ses bananes pour mettre en avant ses activités de résistante, ou Leymah Gbowee, libérienne prix Nobel de la paix en 2011, elles m'ont toutes terriblement touchée. Le trait de Pénélope Bagieu est très girly et contemporain, et permet ainsi de toucher aussi bien les vieilles (moi) que les ados (ma fille). Bref, une super façon d'aborder la cause féministe et les combats menés à travers les siècles,à quelque niveau que ce soit.
5

couverture de : Le cri
le Mercredi 13-09-2017
Bien écrit. Le suspense perdure jusqu'à la fin. Difficile de s'arrêter dans la lecture.
4

couverture de : Je m'appelle Leon
le Mardi 31-01-2017
très beau livre; belles émotions ; on apprend beaucoup
5

couverture de : Orange
le Samedi 14-04-2018
L'idée est vraiment bien trouvée, recevoir une lettre de soi du futur pour sauver son ami. La jeune fille est tiraillée entre sa grande timidité et le fait qu'elle doive manifester davantage ses sentiments à Kakeru si elle veut avoir un espoir de le sauver dans le futur. De larmes en sourires, de doutes en découvertes, Orange est un manga vraiment accrocheur et les personnages sont très attachants . La série est en 5 tomes, un 6eme est en cours de traduction en français. Elle est adaptée en anime, en film, bientôt en roman, et une préquelle humoristique est en cours d'écriture.
5

couverture de : Le rouge vif de la rhubarbe
le Lundi 29-01-2018
Je viens de réaliser un truc de dingue : je suis très attirée par les livres dont les titres comportent un nom de fruit, de fleur ou de légume (mes amies vont vraiment finir par me m’envoyer à l’asile !). Vous comprendrez donc pourquoi je me suis lancée dans la lecture du “Rouge vif de la rhubarbe”, d’Audur Ava Olafsdottir, dont j’avais d’ailleurs beaucoup aimé le “Rosa Candida” au printemps dernier. Nous sommes toujours sur la volcanique Islande, dans un village coincé entre la mer (froide) et la montagne (noire). C’est là que vit la jeune Augustina auprès de la douce Nina, qui prend soin d’elle pendant que sa mère écume le globe afin d’observer des oiseaux. Il y a aussi Vermundur, l’homme à tout faire qui répare tout ce qui lui passe entre les mains, Salomon, le fils de la nouvelle chef de chœur, et surtout cette montagne, du haut de laquelle Augustina aimerait bien observer le monde. Mais pas facile d’y arriver lorsqu’on a les jambes molles et des béquilles pour se déplacer... Ce livre est de nouveau un livre sur la magie du quotidien, les petits bonheurs qui le compose pour qui sait les déceler. Malgré son handicap, Augustina s’est construit un monde féérique et douillet, où même l’absence de sa mère la fait rêver. Le problème pour le lecteur, c’est qu’ici le charme n’opère pas, ou alors si peu... Cela manque de consistance, on s’ennuie un peu, et à la fin il n’en reste pas grand chose. Gros bof quoi.
2

couverture de : Chanson douce
le Lundi 29-01-2018
“Une chanson douce, que me chantait ma maman...” Le titre du prix Goncourt 2016 m’a aussitôt fait penser à cette chanson d’Henri Salvador, que je fredonnais il y a quelques années la nuit à mes enfants pour les endormir. Le problème, c’est qu’après avoir lu ce livre, ce sont les mamans qui ne dormiront plus sur leurs 2 oreilles ! L’auteure, Lydia Slimani, a en effet eu le talent de concentrer dans ce livre toutes les peurs maternelles actuelles : la difficulté de concilier carrière et vie de famille, et la mauvaise conscience qui va avec ; ce besoin de liberté que l’on peut avoir parfois, freiné par le quotidien ; l’autre difficulté de déléguer la garde la journée de ses petits, avec cette relation ambivalente de confiance et de doute qui peut s’installer ; et puis l’impensable, la mort de son enfant... Le livre commence d’ailleurs comme ça : Myriam, en rentrant un après-midi plus tôt de son travail, trouve ses 2 petits étranglés dans leur chambre par la nounou. Après l’horreur, retour en arrière pour comprendre comment on en est arrivé là. L’écriture est simple, directe, quasi chirurgicale, complètement antagoniste avec les sentiments qui entrent en jeu. Bref, j’ai beaucoup aimé.
4

couverture de : Le garçon
le Jeudi 14-06-2018
Je n'avais jamais entendu parler de Marcus Malte jusqu'à ce qu'il reçoive le prix Fémina en 2016 pour "le garçon". Ce livre raconte l'histoire de ce dernier, dont on ne connaitra d'ailleurs jamais le nom. Enfant muet élevé dans la nature par une mère sauvage, il doit se prendre en main à la mort de celle-ci, et commence alors à explorer le monde : d'abord garçon de ferme dans un hameau isolé du sud de la France, puis assistant du lutteur de foires le géant Brabek, jusqu'à ce qu'un accident de roulotte le propulse dans la famille de Gustave, pomologue belge renommé, et de sa fille la vive Emma. Mais la grande histoire n'est pas loin en cet été 1914... C'est un livre qui prend son temps. Celui de nous mettre dans une ambiance, de bien nous décrire ses personnages et leur environnement, tout cela dans une belle écriture poétique mais pas trop. On a envie de mieux le connaitre ce garçon, qu'il soit heureux malgré les épreuves. Et ce bonheur, il le trouvera dans les bras d'Emma, amoureuse inconditionnelle qui se donne toute entière. Un peu trop même j'ai trouvé, cette partie d'amour fou manque à mon avis de crédibilité. Celle sur la grande guerre est bien évidemment glaçante de terreur et d'horreur, et la fin bien triste. Mais en tout cas c'est un très beau livre.
3

couverture de : Petit pays
le Lundi 29-01-2018
Attention, le coup de coeur de l'été de DD ! Nous sommes au Burundi, le "Petit pays" de Gaël Faye. Gabriel est né ici d'un père français et d'une mère exilée rwandaise qui ne s'entendent plus. Il y a aussi les copains de l'impasse avec lesquels il fait les 400 coups, les voisins un peu farfelus chez qui il va piquer des mangues en cachette, les employés locaux de son père qui tiennent la maison dans la chaleur étouffante de l'Afrique. Mais lentement, indiciblement, les tourments du Rwanda tout proche s'immiscent dans la douceur de cette enfance paisible... C'est un premier roman, mais quel roman ! Gaël Faye a su mêler la fiction avec ses propres souvenirs pour en faire un récit tendre et poignant à la fois, où l'Afrique est magnifiquement et amoureusement décrite. La montée de la violence est lente et angoissante, jusqu'aux 50 dernières pages qui sont littéralement glaçantes. Quand à la dernière phrase, elle vous remuera les tripes pendant un long moment... Bref, je recommande !
5

couverture de : Oscar de Profundis
le Lundi 06-02-2017
C Mavrikakis nous entraine dans la ville de Montréal en 2060 pour un récit qui met en scène un futur bien sombre , conséquence du réchauffement climatique et de la mondialisation. Vision pessimiste d'un gouvernement planétaire à la solde de quelques grandes firmes et qui étouffe les peuples grâce aux contrôles des armées, nous suivons au long du récit un gang de miséreux, celui de Cate Bérubé, mis au ban de la société des nantis .Ils n'ont plus d'espoir : ils doivent inévitablement disparaitre.Ils se rebellent et rêvent d'une révolution dont Oscar De Profundis, Rock Star mondiale sera bientôt bien malgré lui partie prenante . C Mavrikakis flirte avec l'étrange, quelques fois avec exagération et démesure;Elle fait preuve d'une écriture superbe,au style soigné. Sa prose est explosive, ample et terrifiante, peine de fougue et de lucidité, truffée de références littéraires, cinématographiques et musicales, comme une défense de la culture et de la francophonie . Un coup de coeur pour moi qui ne suis pas une adepte des romans d'anticipation .
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