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En avril 2022, le président ukrainien Zelensky annonce qu'il disposera, pour prouver les crimes de guerre commis par l'armée russe, de bien plus d'outils que ceux qui ont poursuivi les nazis après la Seconde Guerre mondiale. En 1945, à Nuremberg, la documentation filmée des atrocités avait été déterminante dans la confrontation des nazis à leurs crimes. Depuis, l'instance judiciaire s'est familiarisée avec ce type de pièces à conviction, même si la projection d'images est l'objet de débats. Celui qui filme doit-il respecter certaines règles s'il veut faire preuve ? Un témoignage filmé vaut-il un récit sous serment, fait à la barre d'un tribunal ? Qu'en est-il du statut de vérité des images ?

Des vies en clair-obscur : ainsi pourrait-on résumer le destin des femmes de l'Antiquité grecque. Hydna la plongeuse, Euthymia la magistrate, Phanostratè la pédiatre, Corinne la poétesse ou Nikarétè la vendeuse de rubans... ces femmes et leurs consoeurs participèrent chacune à leur manière à l'histoire des cités. Dix-huit récits de vie révèlent des destinées façonnées malgré l'ombre omniprésente des structures patriarcales. Des actrices, longtemps cantonnées au second plan, à qui cet ouvrage rend hommage.

Depuis le XVIe siècle, la Russie entretient un lien complexe et ambigu avec l'Europe occidentale. À la tête d'un État-continent s'étendant de l'Europe à l'Asie, les tsars de Russie puis les leaders soviétiques n'ont cessé de s'interroger sur l'identité de leur pays et les relations à nouer avec l'Europe, tour à tour perçue comme modèle de modernité et d'efficacité ou comme source de danger et de subversion. D'Ivan le Terrible à Vladimir Poutine, les décideurs russes ont été confrontés à ce "dilemme" : fallait-il imiter l'Europe pour mieux la dépasser, ou bien s'en protéger voire la rejeter au nom de l'eurasisme ? 

Ce livre est une histoire de l'Ukraine, du territoire et des hommes qui l'habitent, depuis Hérodote jusqu'à Zelensky. Racontée avec brio à travers une suite d'événements et de portraits des protagonistes insérée dans l'histoire politique, économique et militaire de l'Europe et dans celle de la chrétienté. La moitié du livre traite de la période antérieure à la Première Guerre mondiale, ce qui laisse assez de place pour une histoire plus détaillée de l'époque contemporaine. Il évite toute apologie, ne cachant pas les faces sombres du mouvement national ukrainien. Cette histoire de l'Ukraine est aussi celle de la Russie, l'une n'étant pas intelligible sans l'autre. 

C'est au déroulement de cet épisode qui permit à Mussolini d'arriver au pouvoir et d'instaurer le fascisme en Italie, que ce livre est dédié. Ayant pris le train le 29 octobre au soir, ovationné par la foule à son départ de Milan, le Duce franchit le Rubicon en wagon-lit. Arrivé à Rome le matin du 30, il revêtit, selon la légende, une nouvelle chemise noire pour se rendre au Quirinal, la résidence du roi Victor Emanuele III. La marche fut massivement repensée après coup par le régime fasciste italien afin d'asseoir sa légitimité. À la lumière d'une documentation essentiellement inédite, Didier Musiedlak, cent ans après, tente de déceler ce qui relevait du mythe et de l'histoire.